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Malgré le vote, les opposants ont gagné !

En effet, le vote du texte de loi ne pourra rien changé à la réalité que nous avons vécu ces derniers temps. La majorité des français, mesurée dans les plus récents sondages s’opposent à l’adoption de cette loi. Les députés et le gouvernement sourds aux appels des manifestants et aux nombreuses consciences de tous bord qui n’ont cessé de l’interpeller, a la grave responsabilité d’avoir imposé un texte qui restera dans l’inconscient collectif comme illégitime car passé en force sans souci du respect du pluralisme, ce qui est dangereux pour la démocratie.

Nous devons alors, au regard de cette loi votée, nous interroger et comprendre ce qui vient de se passer, les enseignements sont nombreux et particulièrement intéressants.

 

Une force politique nouvelle

 

Certain, très tôt ont parlé de l’émergence d’un Tea-party à la française, mais de quoi s’agit-il vraiment ?

 

Ce qui est certain c’est qu’il ne faut pas réduire la portée de l’événement, comme le font beaucoup de journalistes : il a une véritable signification politique résultant des débats qu’ont suscités cette loi. Une conscience politique nouvelle est en train de naître dans le paysage français – il est peut-être encore trop tôt pour parler de « mouvement ». Cette conscience en revanche n’a rien à voir avec les partis politiques qui n’en sont pas à l’origine et vouloir la classer dans le champ des extrêmes est une erreur: les manifestants des « manifs pour tous » ne sont pas ceux des caricatures habituellement admises.

Les « manifs pour tous » viennent de la société civile. Elles sont fréquentées majoritairement par des classes moyennes, plus que par les classes populaires mais qui commencent aussi à rejoindre ce mouvement. Le mouvement se place sur le terrain des valeurs traditionnelles du pays. Dans les deux cas, les militants se présentent comme « la majorité silencieuse ». Les manifestants sont très organisés, avec des codes de communication nouveaux et efficaces.

Cette conscience en construction tente d’influer sur la politique, (des candidats aux législatives sont annoncés et des mots d’ordres sont en préparation pour enlever les soutiens aux parlementaires défaillants…). Mais elle prend soin de rester distincte du fonctionnement des formations politiques.

Une jeunesse qui se mobilise avec de profondes convictions

Les jeunes ont choisi de continuer le combat. Ils souhaitent que leur mobilisation ne s’arrête pas sans se traduire par la mise en oeuvre d’un changement, c’est même le sens des rassemblements de « veilleurs » que nous avons vu émerger partout en France.

Pour eux, qui ne sont pas politisés, ce qui les intéressent, c’est que le pays avance mais là ils ont conscience que c’est l’inverse, on recule. Une famille, c’est de toute évidence un papa et une maman disait l’un d’entre eux hier soir sur l’esplanade des invalides. Ils sont souvent catholiques mais pas uniquement, investis dans des mouvements et associations. Ils sont déterminés et raisonnable car ils ont choisi la non-violence et une forme d’élévation intellectuelle comme mode d’expression. Il n’y a pas eu de débordements de leur part mais juste de la désobéissance civile, des gens qui restent après l’heure autorisée. C’est en quelque sorte la jeunesse de France qui se réveille. Ce qui est frappant c’est la positivité qui se caractérise chez eux par un optimisme désarmant car ils ont conscience qu’ils sont en train de renverser le cours des choses.

Ça peut éventuellement s’arrêter ou devenir quelque chose d’exceptionnel, c’est pour ça que la population des plus agés est fascinée. Ils veulent être eux-mêmes à l’origine du changement de société qu’ils cherchent. Ils se rendent bien compte de la faillite d’une certaine forme de libéralisme ou d’une certaine pensée libérale-libertarienne, et cela n’est  ni de droite ni de gauche.

Un président et son gouvernement dont l’imposture est démasquée

Mr Hollande ne se comporte pas comme un Président aussi normal soit-il. Il est resté un élu local, dont l’unique stratégie de communication est de vouloir montrer une capacité d’écoute tout en sachant qu’il restera sourd aux appels même majoritaires des français. Il est un idéologue pas forcément convaincu mais assurément contraint…Voilà comment la France est aujourd’hui gouvernée depuis un palais désormais succursale de la Corrèze où le maître des lieux cherche une issue à son incapacité à gérer le pays et les circonstances.

C’est aussi cette attitude qui a prévalu à la constitution du programme présidentiel. Dire oui et vendre du vent, nous ont ainsi valu un programme incohérent, fait d’approximation et de contradiction ! C’est à quoi on assiste aujourd’hui de manière pathétique. C’est bien l’idéologie et non la raison qui gouverne l’exercice du pouvoir exécutif. Les français ont bien compris le danger.

Après avoir saisi le mépris avec lequel ce gouvernement traite les français, ceux-ci sont désolé par le mensonge permanent organisé autour de leurs manifestations. Que ce soit les questions de chiffres ou de procès en homophobie, les opposants sont exaspérés par la posture des dirigeants et du ministre de l’intérieur en particulier. L’affaire Cahuzac a bien entendu renforcer la conviction des français quant aux méthodes utilisées pour s’affranchir des règles de bon gouvernement.

Peut-être le mensonge est-il seulement utilisé pour masquer les incompétences et la médiocrité des gouvernants….Les français sont très préoccupés par le manque de courage, de vision et d’ouverture d’esprit, tout simplement d’intelligence dont fait preuve le Président et son gouvernement. Les couacs à répétition sont simplement la preuve, d’un manque de préparation, de réflexion, de sens politique de la classe dirigeante actuelle.

Les formules et les prises de positions inspiraient par les cabinets de communication  ne pourront rien changer. Seule une prise de conscience personnelle du président de s’engager dans une cohabitation pluraliste, pourra lui permettre de réduire les mécontentements.

 

Conclusion

Les français dans leur immense majorité savent que le point de départ d’une vraie démocratie est l’exigence humaine naturelle que favorise l’affirmation de la personne, que les « rapports sociaux » ne fassent pas obstacles à la croissance de la personne. Un gouvernement du bien commun, même quand il met des limites ou proclame des règles, le fait seulement pour favoriser les conditions dans lesquelles la croissance de la personne n’est pas empêchée mais favorisée. En prenant le projet de loi  de « Mariage pour tous », celui-ci révèle effectivement cette préoccupation, car si tant de personne se sont mobilisés et continue de se mobiliser pour faire entendre raison au gouvernement, c’est justement pour affirmer l’importance de l’enfant et de sa croissance.

Enfin, les français souhaitent un plus grand pluralisme comme idéal. La réalisation de cette cohabitation pluraliste implique de gros efforts : le pluralisme est une directive idéale pour ce monde. Il faut donc s’y engager sans crainte. C’est cette « audace du réalisme » qui manque aux français, qui ont bien compris  qu’elle était la seule voie de salut pour le pays. Un mouvement de salut public est donc bien en marche qui va transformer le paysage politique en profondeur.

Lemonde.fr du 25 mars 2013 parle de Résistance éthique !

Citation de l’article de Samuel Laurent…

Au même moment, commence à apparaître parmi certaines franges des anti-mariage le nom « printemps français », qui correspond aux souhaits d’une petite fraction des manifestants de janvier. Notamment sur ce blog d’un militant chrétien de la « Manif pour tous », Cyril Brun, historien catholique et animateur d’un groupe baptisé « Résistance éthique », qui appelait pendant la présidentielle à « faire barrage aux propositions socialistes », puis à « entrer en résistance », notamment dans la perspective des luttes à venir.

Le texte de M. Brun est repris par Le Salon beige, blog de référence de cette frange catholique « ultra ». Son principal animateur, Michel Janva, emploie d’ailleurs l’expression dans un tweet fortement repris dès le 13 janvier. Et l’idée se répand, dans la blogosphère d’extrême droite notamment.

Affaire Cahuzac…une question éthique ?

Une époque éthique !

L’éthique est devenue un concept à la mode qui a rejoint le chapelet interminable des vocables au sens dénaturé, fourre-tout commode  où l’amalgame autorise toutes les idéologies. On la préfère à la morale, bien qu’elles ne recouvrent pas exactement la même réalité. On la réfère au bien, sans trop savoir ce qui est bien. D’aucun voudrait en faire la nouvelle norme du consensus bien-pensant alors que l’éthique, stricto sensu, est par nature relative. L’éthique en effet ne qualifie pas le bien ou le mal. Au contraire, c’est le bien et le mal qui vont qualifier son contenu, car l’éthique est précisément l’adéquation entre la fin et les moyens. Est bien ce qui me permet d’atteindre l’objectif, est mal ce qui m’en éloigne. L’éthique est donc relative au bien, lui-même aujourd’hui fortement subjectif et donc relatif.

En effet, si l’éthique est liée au but que l’on se fixe, c’est bien ce but qui est porteur de sens et qui donc va spécifier l’éthique. Le bien est donc inclus dans le sens dont l’éthique montre le chemin. Nous pourrions finalement comparer l’éthique à une boussole. On ne cherche pas l’éthique pour elle-même, mais parce que c’est un moyen pour rejoindre le sens porté par le but. L’éthique n’est au fond qu’une balise sur le parcours. Les randonneurs connaissent bien ce double fléchage des pistes. L’un indique la route à suivre pour atteindre le col, l’autre en forme de croix désigne la route qui ne conduit pas au bon endroit. L’éthique en qualifiant le bien et le mal ne fait rien d’autre. Est bien ce qui permet de suivre la bonne direction, est mal ce qui détourne du but. L’objectif du marcheur n’est pas de contempler le balisage, mais bien d’arriver à destination. Si désir de sens il y a dans l’éthique ce n’est que de façon seconde, par ricochet. L’éthique ne jaillit pas d’un désir. En revanche, le désir de sens fait naître une quête dont l’éthique est une condition pratique, en signalant le chemin pour rejoindre le sens. L’éthique nait donc de la nécessité, au sens philosophique, c’est-à-dire qui ne peut pas ne pas être. Pour rejoindre un but il y a en effet forcément un chemin à emprunter. Mais l’éthique n’est pas que ce chemin, puisqu’elle montre aussi les mauvaises routes. Aussi l’éthique est-elle l’ensemble des données (positives et négatives) qui découlent naturellement de la route à suivre pour rejoindre la destination choisie.

Car il y a bien un choix. Sans quoi il n’y aurait ni désir ni élection. Et ce désir, ce choix qui est celui du sens, s’enracine dans la quête existentielle de l’homme, ce vide qui demande à être comblé et qui est natif à toute personne humaine. Or cette quête existentielle se nourrit de la recherche fondamentale du Bien, c’est-à-dire du bonheur. Sans cette quête l’Homme ne peut avancer. S’il était repu, il n’aurait aucun désir de sens et n’emprunterait jamais aucune direction.  Et au fond, ce qui nait de ce désir est bien la recherche du but le plus approprié (la quête de sens) et de cette recherche, de cette quête, découle une éthique attachée à ce sens recherché et désiré.

C’est pourquoi, il faut être conscient que l’éthique peut tout à fait ne pas conduire au bien véritable et être un non-sens. C’est le cas de Sartre ou du marxisme. Identifier la finalité éthique au Bien revient donc à poser la question du Bien. Nous savons que la réponse de Sartre ou de Marx n’est pas exactement la même que celle du Christ. Or il y a bien une éthique marxiste, celle qui indique comment atteindre le but défini par Marx comme étant le bien. Mais ce bien marxiste correspond-il véritablement à la quête existentielle de l’Homme ? Nous mesurons ici tout le poids du relativisme dont nous parlions en préambule.

C’est pourquoi il convient de toujours spécifier l’éthique, c’est-à-dire de montrer la destination, le but autrement dit le sens. L’éthique est chrétienne ou marxiste ou bouddhiste. Parler d’éthique pure c’est comme prendre l’avion sans destination. Jamais le pilote ne décollera s’il ne sait où il va atterrir. Au mieux il tournera en rond. Dire éthique chrétienne cela revient donc à donner à la fois le but et la direction. Alors et alors seulement il est possible d’en faire un objet d’études dans l’idée, justement, d’éclairer le chemin.

L’éthique est en fait une réalité très pragmatique qui découle, comme une conséquence, du sens. Elle n’est pas une fin en elle-même. Elle est un moyen. Aussi, l’éthique découle-t-elle de ce but ultime, comme un itinéraire dépend du point de départ et du point d’arrivé. Cet itinéraire ne s’invente pas, il s’impose comme une nécessité pratique, concrète et unique. Car si la quête de l’Homme est universelle et trouve sa récompense dans la béatitude, le chemin qui y conduit est propre à chacun. Et l’éthique n’étant pas la répression de ses passions mauvaises, (pas plus que la morale) il y a autant de bonheur (qui n’exclut pas la pénibilité) à emprunter le bon chemin qu’à arriver à destination, comme le souligne l’Aquinate. Aussi avant de parler d’éthique, faut-il parler de sens

 Cyril Brun

Le changement de gouvernement, c’est Maintenant !

Malgré sa dernière prestation télévisuelle, selon le dernier sondage Paris Match-Ifop, 69% des Français se déclarent déçus par François Hollande et par le gouvernement.

De plus, avec 75% de Français moins confiants en l’avenir, le moral économique de nos concitoyens poursuit sa chute atteignant son plus bas niveau depuis l’élection de François Hollande. Une impopularité imputable à la persistance de la crise, mais aussi à la manière dont le président de la République et son gouvernement gère les affaires.

Quel est donc le secret d’un bon gouvernement ? A l’Elysée, les communicants cherche par tous les moyens à répondre à la question, seulement peuvent-ils vraiment y répondre ?

Contrairement à ce que peuvent penser les médiacrates, ils ne détiennent pas les clés du problème.

Les Français n’ont que faire de la communication bonne ou mauvaise du président et de son gouvernement. Ils ressentent un malaise beaucoup plus profond qui effectivement peut concerner la personnalité du Président mais tout autant ses options politiques.

Que fait le Président ( et son gouvernement) du bien commun ? Voilà la vraie question que se posent les français.

Ce sujet est décisif car il désigne le but politique ultime et le critère de redressement du pays.

Mais effectivement avec ce Président, tout parait très abstrait et son action est particulièrement incompréhensible et inefficace.

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Résistance ethique et le Printemps français

Suite à l‘article de Samuel Laurent, qui qualifiait de Cyril Brun (l’un des animateur de Résistance éthique) d’inventeur de l’expression « printemps français », celui-ci répond :

« Le Monde.fr du 25 mars évoquant la manifestation du 24 mars 2013 a eu la bonté de faire de moi un des pionniers de l’expression « Printemps Français ». Flatté de tant d’honneurs, je voulais néanmoins utiliser mon droit de réponse pour corriger la présentation dont je suis affublé. Si j’ai porté sur les fonds-baptismaux l’Humanité Durable de Frigide Barjot, je n’en suis pas pour autant un militant de la Manif pour Tous, ni un extrémiste de la droite dure et moins encore un insurrectionnel battant panache blanc sur la plus belle avenue du monde. J’ai appelé à soutenir toutes les manifestations qui avaient pour but de défendre les convictions de millions de Français méprisés. J’ai du reste publié sur le site Nouvelles de France une tribune soulignant l’insupportable mépris de la majorité socialiste. Et avant toute autre chose, je me bats aujourd’hui pour dire ça suffit. Or il semble que même descendre dans la rue par centaines de milliers ne bouscule pas ce mépris présidentiel.

Je maintiens que le comportement du président de la République, la charia de la majorité socialiste et la complicité de nombres de media constituent un danger réel pour notre démocratie. La presse étrangère elle-même compare la France à un régime, lui niant le titre de république. Un très court temps candidat UDF aux législatives 2007, je ne pense pas pouvoir être assimilé à l’extrême droite, pas plus que les dizaines de personnes gazées par les forces de l’ordre. Mais, depuis des décennies, la France profonde est méprisée, ridiculisée par le milieu bobo parisien et cette France écrasée n’en peut plus d’être bafouée et tondue par ces jouisseurs qui entendent faire la pluie et le beau temps depuis leur petit cabinet parisien aseptisé.  La majorité socialiste n’a pas le monopole de cette boboïsation, de ce déni de réalité. Depuis la présidence de Giscard d’Estaing, la brèche ne cesse de s’ouvrir entre le peuple de France et ses dirigeants. Avec la présidence Mitterrand, l’intimidation de la pensée unique n’a fait qu’étendre ses ravages sur les consciences et sur la liberté. Et aujourd’hui, le quinquennat Hollande, présumant de ses forces, pensait porter le coup de grâce à cette France qui elle, ne nie pas le réel, qui elle, se frotte à la réalité, qui elle, sait bien que deux et deux ne font pas cinq. La stigmatisation de cet article du Monde.fr procède du même refus de démocratie. En truquant les chiffres, en biaisant les informations, en cataloguant sans discernement les personnes, vous annihilez la liberté d’expression par la destruction de la capacité de choisir. La presse qui revendique pour elle la liberté d’expression la refuse à ceux qui ne pensent pas comme eux. Pire, elle s’érige en censeur des consciences.

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Que la France se lève ! Tribune d’un étudiant épris de liberté

 

La préfecture de police estime à 300 000 le nombre de manifestants venus aujourd’hui peupler la Grande Armée! Quel ignoble mensonge ! Quel absolu mépris envers ce million d’hommes et de femmes – et autant de sacrifices personnels – qui ont affronté le froid, le dur et le temps en ce dimanche des rameaux ! Le gouvernement, aidé de l’unique soutien des minorités agissantes, foule au pied nos droits ! nos voix ! nos vies !

Mais la France, je l’ai compris aujourd’hui, se relève! Elle amorce encore hésitante une course fulgurante jusqu’au rétablissement de la vérité ! J’ai vu cette masse mouvante écraser les barricades J’ai vu la lumière percer le mur du déni! La réalité, chers amis ! La réalité, forte de ce million de français se campe ce soir pour mieux bondir demain à la face de ceux qui croient encore nous tenir en laisse ! A la face de ceux qui par intérêts électoralistes, par mesquins calculs, nous provoquent !

Le 13 janvier ! Le 13 janvier les familles de France ont tendu leur joue droite ! Le 24 mars ! Le 24 mars elles ont tendu leur joue gauche ! Aujourd’hui le compte est bon ! Ramassons nos armes éparses! armes de colère ! armes de justice ! Le gouvernement, cette minorité, veut commettre l’irréparable ! Mais il butera sur nos corps en croix ! Car c’est notre Croix ! A nous Français ! Notre croix que de se lever et d’affronter l’engeance du relativisme ! l’engeance du nihilisme !

En ce jour du 24 mars, la mobilisation s’est fortifiée, s’est accrue ! Contre toute attente et toute espérance ! Que cela nous soit un rappel, à nous, hommes oublieux, que plus l’obscurité se fait épaisse, plus les ténèbres envahissent nos cœurs, plus le mal transpire de ceux qui nous persécutent, plus l’espérance se fait éclatante ! plus la vérité se fait criante !

Nous allons gagner ! Et si nous ne gagnons pas le combat politique, sachez, chers amis, qu’en nous battant, nous gagnerons tout du moins l’immense honneur et la seule gloire qui soit, que de savoir que nous faisons notre plus grand devoir ! La fibre politique est en chacun de nos cœurs d’homme ! Qu’elle vibre aujourd’hui aux cris sonores de nos consciences à-vif !

Que l’on n’oublie jamais que le mal est déjà défait et témoignons de la vérité !

 

Résistance éthique reprend du service !

 

 

 

 

Témoigner de la Vérité

Dans un continent où le relativisme semble triompher, quel défi devons-nous affronter aujourd’hui ?

 

NOUS DEVONS TÉMOIGNER de la Vérité, non brandir des valeurs. Nous ne pouvons plus taire les principales questions qui pèsent sur une société qui a perdu son propre sens et la simple conscience d’elle-même et pour qui la « non-discrimination » est érigée en principe fondateur et l’égalitarisme en dogme. Nous ne devons pas avoir peur d’aborder tous les sujets délicats : la sexualité, la mort provoquée, le relativisme, l’avenir des jeunes… Il est nécessaire d’éclairer le public contre les subtils bouleversements auxquels nous pourrions assister.

Nous sommes parvenus à la croisée des chemins. Les socialistes ont salué la victoire de François Hollande comme un moment historique. Mais à y regarder, ce n’est pas cette élection qui est historique, c’est le moment lui-même. Car en ce début de XXIème siècle, nous pourrions bien assister  à un radical changement de société. Tout est prêt pour cela. Une opinion publique anesthésiée par la bien-pensance ambiante, le rejet systématique d’un éclairage éthique ou religieux, un gouvernement dominé par un électoralisme et l’idéologie selon laquelle nous serions incapable de discerner le bien du mal : bref, un aveuglement général des consciences…

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Levons l’ambiguité au sujet de la dignité

Résistance éthique a demandé à Bertrand Vergely, philosophe, de nous éclairer sur la question. Il nous livre, avec ce texte, son analyse.

Il règne actuellement une double confusion au sujet de la dignité. La première concerne la relation que l’on peut avoir avec son sens, la seconde celle que l’on peut avoir avec son usage.
S’agissant de son sens, il est fréquent d’utiliser le terme de dignité alors que l’on entend par lui autre chose. Il importe de le rappeler. C’est Kant qui définit remarquablement la notion de dignité lorsque, dans « Les fondements de la métaphysique des mœurs », s’intéressant aux  fins ultimes de l’humanité, il explique que la dignité réside dans le fait que la vie humaine a plus qu’une valeur. Elle est sans prix. Kant veut dire par là que, la Raison étant ce que l’humanité possède de plus précieux au monde, l’Homme, qui est le porteur de la Raison, doit être respecté comme une fin en soi et non comme un moyen. D’où la dignité de l’Homme.  En conséquence de quoi, tout ce qui se sert de l’Homme comme un moyen, même pour la plus noble des causes, ne respecte ni la Raison ni l’Homme.  D’où la prévention de Kant à l’égard du suicide puisque, selon lui, est digne, non pas le fait de se suicider quand on souffre mais au contraire le fait de vivre alors que l’on serait tenté de mettre fin à ses jours. L’esprit en général et la Raison en l’Homme sont si fondamentaux qu’ils valent plus que nous-mêmes. Constatons le. Notre monde individualiste, qui place l’individu et son confort au-dessus de tout, même de la vie, est aux antipodes de cette vision. D’où un certain nombre de contresens au sujet de la dignité.

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Appel du 18 juin ! Après les législatives, les chrétiens entrent en résistance et proposent leur expérience.

A peine intronisé, le nouveau président avait déjà donné le ton de son quinquennat en revenant, le jour même de sa prise de pouvoir, sur certains de ses engagements, comme le retrait total des troupes d’Afghanistan, mais aussi en affirmant son opposition ferme et son hostilité farouche aux valeurs éthiques fondamentales sur lesquelles se fondent pourtant l’épanouissement et le bonheur de l’homme. La nouvelle assemblée, élue hier dans l’indifférence générale, ne cessera de le rejoindre.

Ne nous y trompons pas : l’enjeu est bien là ! Derrière les écrans de fumées que constituent des mesures économiques intenables, se cache en effet l’enjeu majeur de cette élection, un changement de société. L’élection de M. Hollande a marqué la première étape de ce changement. Le basculement de l’Assemblée Nationale à gauche en transforme l’essai en ouvrant une ère nouvelle dangereuse pour la France et l’Europe.

Les résultats du second tour de l’élection présidentielle révèlent que dans une France attachée aux valeurs traditionnelles, dite à droite, les représentants de la nation sont de plus en plus à gauche. La prise de pouvoir de M. Hollande, élu avec seulement 48 % des voix (compte tenu de l’importance du vote blanc), est pour le moins paradoxale et fragile. Le faible écart entre les deux candidats à la présidentielle, bien inférieur au total du vote blanc, montre que les véritables artisans de la victoire socialiste, à côté des media, furent les partisans du vote blanc et de l’abstention.

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